Rencontres dansées à Montluçon

 

Les Rencontres chorégraphiques nationales se tenaient du 1 au 3 juillet au centre Athanor à Montluçon. Les solistes étaient les premiers à se présenter sur scène le samedi. D’abord en niveau loisir, puis perfectionnement. Reportage côté public et côté coulisses.

 

La salle Epsilon était comble samedi matin, à Athanor. Et au fur et à mesure que les solistes défilaient, les applaudissements retentissaient plus fort, tantôt à droite, tantôt à gauche, selon le placement des camarades du soliste en scène.

« On peut observer tous les styles. Et ça fait du bien de voir que l’on n’est pas le seul à bosser comme un fou en studio sur une variation », confie Guillaume Zimmermann. « C’est bien aussi de regarder le style des professeurs, car chacun a sa patte ». L’échange et l’enrichissement par le travail des autres sont aussi l’objectif de ces Rencontres. Depuis les coulisses, une chorégraphe qui l’observait, a glissé à son élève : « Observe son regard, c’est ça que tu dois travailler ».

Guillaume a commencé la danse tout petit. Il a étudié le classique un an avec Marie-Claude Pietragalla, à Marseille. À 22 ans, ce passionné fait désormais du moderne-jazz depuis six ans et a présenté une pièce intitulée Cet autre.

Les Rencontres sont parfois aussi l’occasion de débuter en tant que soliste. C’est le cas de Guillaume. « Mes amis me manquent, dit-il avec un sourire. En groupe, on se repose sur les autres. Quand on est seul, on fait avec soi-même. »

Pour Jean-David Deceus aussi, le solo est une première. Ce danseur de 29 ans a exécuté Phoenix, une chorégraphie de hip-hop. « C’était un nouveau challenge. On a un autre rapport avec la scène et avec le public, mais c’est tout aussi jouissif ». Lui est surtout agréablement surpris par l’ambiance qui règne sur les Rencontres. « Tout le monde se congratule, demande si ça va, on ne ressent pas trop l’esprit de compétition ».

En effet, lorsqu’un concurrent sort de scène, les suivants attendent au pied de l’escalier et lancent des « Alors ? Alors ? ». Mais quelques marches plus haut, le prochain à passer est déjà derrière le rideau noir, prêt à faire son entrée, seul face au public.

Angélique Bouchet (Article paru sur La Montagne.fr)
Crédit photos : Bernard Lorette
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