Portrait : Ysaé, le PhilantRap

Un nouveau phénomène fait une entrée remarquée dans la grande famille du Rap marseillais. Un artiste au grand coeur, qui n’a qu’un objectif, donner à son public une bonne dose de bonheur.

Ysaé, « easy » à l’envers. Taggueur vandale marseillais, Ysaé s’est cherché, a affirmé sa personnalité sur les murs de la cité phocéenne. Tout a commencé pour lui lorsqu’il a découvert Public Ennemy. Enfin il avait trouvé sa voie. Le rap, l’écriture, la musique. Il se souvient de son premier texte sur ce Noir « tabassé » par des policiers dans les rues du Los Angeles des années 90. A une époque où l’extrême droite montait à Marseille, Ysaé s’est lancé dans le rap avec des groupes engagés. C’est notamment avec Karkan que son histoire a démarré. 10 ans de vie commune, une découverte de style et de sons venus du monde entier. Mais Maintenant Ysaé vogue seul dans les courants du rap marseillais.

Son premier album solo, Popart Lyrical, repousse toutes les frontières musicales. Il y a les rythmes latins « d’enfant sauvages », les samples à la Wu-Tang Clan dans « une époque Formidable » à laquelle la participation d’Anis ajoute une touche ragga. Mais il y a surtout des textes profonds. Quand on lui demande comment il définit sa musique, il ne sait pas répondre. Il aime piocher dans tous les styles. Il sait seulement ce qu’il n’est pas, un rappeur gangster. « Etre gangster c’est une chose, être musicien c’en est une autre ».

Le premier album d'Ysaé, "Popart Lyrical", est actuellement dans les bacs

Il aura fallu plus d’un an de travail pour arriver au résultat final. Une longue préparation, pour un aboutissement reconnu par la grande famille du rap marseillais, français et même américain.

« C’est sûr ça fait plaisir de voir des gens comme Akhenaton, Hocus Pocus ou De la Soul, complimenter mon travail. Ils ont les mêmes influences que moi, mais eux n’ont plus rien à prouver..Alors leurs messages me touchent et montrent que ma musique n’est pas de la musique Fast Food ».

Ysaé a voulu toucher les gens, «que chaque titre soit une histoire où les gens voyagent ». Et c’est réussi. Toute sa vie se résume à cette quête humaine, toucher les gens. Comme le jour où il est devenu facteur après un Deug de sociologie et un BTS de communication. « Dans ce métier on rencontre des gens, on parle. Pour certaines personnes, j’étais le seul contact de la journée. C’est ça que j’aime, échanger avec les gens, leur faire plaisir».

Et il pourrait bien très vite se faire un nom en dehors de ses terres marseillaises. L’enfant de la Rouvière est un touche-à-tout, un peu super actif sur les bords. En plus de la musique, Ysaé a goûté au plaisir du cinéma dans l’Immortel, et dans le prochain film de Jacques Maillot, La mer à boire. Il est également organisateur de soirées et de festivals à Marseille. Il ne s’arrête jamais. « Je fais, c’est vrai, plein de choses. Tout ça m’enrichit. Je ne le fais pas pour l’argent ou la reconnaissance, mais pour moi. Le jour où ça ne me plaira plus, j’arrêterai tout. »

plus d’informations sur le site officiel d’Ysaé

Maxence Regnault
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